Absence de desir
La fréquence des rapports sexuels varie selon les hommes.
Certains se vantent de penser au sexe ou d'avoir envie de faire l'amour en permanence, tandis que d'autres sont pleinement satisfaits d'un rapport tous les quinze jours.
Par ailleurs, le désir oscille tout au long de la vie en fonction de l'âge, des conditions de vie, du niveau de stress, des relations amoureuses et de bien d'autres facteurs. Sur le strict plan de l'âge, le désir sexuel masculin est à son apogée entre 18 et 23 ans.
Deux facteurs entrent en jeu : physiques et psychiques.
Certains médicaments inhibent la production d'hormones sexuelles ; ils sont d'ailleurs utilisés pour traiter les criminels coupables d'agressions sexuelles.
De même, les hommes atteints du syndrome de Llinefelter (ou orchidodystrophie polygonosomique), qui provoque une chute des taux d'hormones sexuelles, ont une libido peu importante.
Il arrive parfois que des phobies soient aussi à l'origine de troubles sexuels. Elles peuvent survenir à la suite d'expériences sexuelles mal vécues (ou d'agressions sexuelles), résulter d'un manque de confiance en soi, d'une dévalorisation de la personne, d'une crainte de l'intimité physique ou d'une conviction enracinée que l'amour physique est quelque chose de mal et de sale.
Dans la majorité des cas, la baisse d'appétit sexuel masculin est naturelle et n'a aucun lien avec un dysfonctionnement hormonal ou une phobie sexuelle. Il n'y a alors aucune raison de traiter cette baisse comme un trouble, à moins que le désir de la partenaire ne soit nettement supérieur et que ce décalage soit source de tensions et de conflits.
Le traitement envisagé dépendra de l'origine psychologique ou physique.
Si l'homme et sa partenaire ; ne ressentent pas cette baisse de libido comme un ; problème et sont au contraire entièrement satisfaits de leurs rapports sexuels, même s'ils sont peu fréquents, aucun traitement n'est nécessaire.
Baisse du désir
Si un appétit sexuel naturellement faible n'est pas nécessairement un problème, la perte de la libido risque de le devenir. Car cette perte suppose que l'homme qui la subit avait auparavant une libido qui le satisfaisait ainsi que sa partenaire, mais qu'elle a baissé au point d'entraîner une insatisfaction.
Cette baisse peut être accélérée par certains événements : difficultés relationnelles, naissance d'un enfant, soucis professionnels ou financiers, fatigue physique ou deuil. Elle peut aussi provenir d'un mauvais état de santé ou d'une mauvaise alimentation.
Un médecin, un psychologue ou un sexologue peuvent aider à faire renaître le désir. Ils identifient, pour cela les causes sous-jacentes de la perte de libido et effectuent avec la personne qui en souffre, un travail portant spécifiquement sur ces causes.
Les troubles de l'érection
Le terme bien connu d'impuissance désigne le plus souvent un dysfonctionnement erectile, c'est-à-dire l'impossibilité d'obtenir une érection ou de la maintenir pendant un certain temps.
Dans le langage spécialisé, il concerne pourtant différents types de troubles.
Bien que la virilité masculine ne soit pas uniquement et absolument liée à la fonction d'érection, celle-ci est considérée par la plupart des hommes et des femmes comme la preuve la plus évidente de la force, de la puissance et de l'identité sexuelle du mâle. On comprend mieux pourquoi les problèmes d'érection peuvent faire surgir des sentiments de gêne, de honte et d'angoisse.
Pour que l'érection se produise, le sang doit affluer abondamment dans les corps spongieux et caverneux de sorte qu'ils augmentent de volume. Ce phénomène porte le nom de tumescence. Cet afflux est déclenché par des stimulations physiques et psychiques.
L'impossibilité d'obtenir ou de maintenir une érection peut donc résulter de facteurs physiques (maladie comme le diabète, abus d'alcool, fatigue extrême ou effets secondaires de médicaments) qui empêchent l'arrivée du sang dans la verge.
La fréquence et l'intensité des érections diminuent aussi avec l'âge.
Selon le mode de vie, un homme de 70 ans peut être tout à fait capable d'avoir régulièrement des érections. L'abus de tabac, de repas riches et d'alcool a toutefois un effet néfaste sur les tissus érectiles.
Les causes psychiques de l'impuissance vont de la monotonie et du manque d'intérêt pour la partenaire à des sentiments de culpabilité et d'angoisse profondément ancrés. Tout geste qui attire l'attention sur le pénis, comme la pose d'un préservatif, peut rappeler certaines inhibitions et entraîner la détumescence.
Parfois, une cause organique induira une difficulté psychique. Lorsqu'un homme n'arrive pas à obtenir une érection parce qu'il a abusé de l'alcool, il peut ressentir cette situation comme un échec et son inquiétude peut a posteriori se répercuter sur ses prochaines tentatives.
De même que pour d'autres troubles sexuels, il est indispensable de bien connaître les causes organiques et psychiques de l'impuissance, ainsi que leurs relations, afin de pouvoir émettre un diagnostic précis.
Une érection qui s'arrête au moment de la pénétration peut, par exemple, ne pas avoir la même cause qu'une détumescence survenant après la pénétration complète ou qu'une érection incomplète avant même la pénétration.
Les hommes qui ont des érections durant le sommeil ne sont généralement pas sujets à une impuissance d'origine organique. Pour savoir si une telle érection se produit, on peut placer une bague en papier à la base de la verge. Si elle est déchirée au réveil, cela signifie qu'une érection nocturne a probablement eu lieu.
Par ailleurs, on connaît mal l'étendue des troubles de l'érection. La plupart des hommes sont confrontés à un moment de leur vie adulte à l'incapacité d'obtenir ou de maintenir une érection.
En 1992, d'après des enquêtes réalisées aux États-unis, les spécialistes estimaient que près de 10 % des hommes adultes souffraient de graves troubles de l'érection.
La recherche ayant fait des progrès considérables, il existe depuis 1998 des médicaments vendus sous forme de comprimés qui favorisent l'érection. Ils sont délivrés sur ordonnance après des examens médicaux poussés car ils peuvent provoquer de graves effets secondaires chez certains sujets.
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